En Afrique, la problématique de l’articulation des grands travaux de développement socio-économique et de sauvegarde du patrimoine culturel est une exigence de l’heure. Le patrimoine culturel, notamment
matériel, est devenu un élément central du développement durable. En effet, la mise en œuvre des grands projets de développement et d’investissement (aménagement du territoire, exploitation minière…),
ne prend pas toujours en compte le volet patrimonial dans les études d’évaluation environnementale. Cette situation engendre la destruction de nombreux sites ethnographiques et archéologiques qui sont pourtant des ressources non renouvelables. Mais ces dernières années, l’État burkinabè et certaines compagnies minières se sont engagés à protéger et à sauvegarder le patrimoine culturel. Cela est perceptible dans la prise en compte de l’expertise patrimoniale par la société OREZONE-SARL dans le cadre du projet minier Bomboré secteur P17. Pour l’obtention de son permis d’exploitation du secteur P17 de Bomboré qui couvre une superficie de 4 km2 , la société minière a entrepris de satisfaire le cahier
de charge que lui impose la réglementation en vigueur au Burkina Faso, par la réalisation d’études d’impact patrimoniale et d’une expertise archéologique. L’étude réalisée avait pour objectifs de vérifier
l’existence de biens archéologiques et ethnographiques sur le périmètre de la zone du projet, de procéder au recensement systématique de ces biens en vue de proposer des mesures idoines de protection et de valorisation. Cet exemple est une parfaite illustration de l’intérêt pour la sauvegarde du patrimoine culturel des communautés locales, gage d’un développement durable.
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